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Nous alertons, à nouveau, sur les risques naturels.

Le sol de cette partie d’Orsay est constitué d’argiles rétractables gorgées d’eau, ce qui conduira, avec les travaux, à une modification de la nappe phréatique, d’où des risques de tassements, d’infiltrations et de fissures dans les constructions voisines.

Carte de l’exposition au retrait-gonflement des argiles dans le centre-ville d’Orsay – Source : BRGM

Cette zone est reconnue en « risque existant et important » pour le « retrait et gonflement des argiles » par les autorités (source). A titre d’exemples, le 2e sous-sol de l’Ilot des Cours est fréquemment inondé et plusieurs commerçants nous ont fait part de remontées d’eau fréquentes dans leur cave. Dans la ville d’Antony, au territoire très argileux, les changements climatiques affectent fortement la structure des pavillons et les assurances ne prennent pas en charge les travaux ! (Source)

Dans le permis de construire, il est précisé par le cabinet d’étude : « Le dimensionnement d’un système des eaux pluviales dépend directement de l’évènement pluvieux pris comme référence. […] Il appartiendra au pétitionnaire de se prémunir, par les dispositifs qu’il jugera appropriés, des conséquences de l’apparition de précipitations de fréquence supérieure ».

En plus des bassins, quels sont les dispositifs réfléchis pour gérer les précipitations exceptionnelles telles que celles d’octobre 2024 ? Enfin, qui sera responsable et qui sera impacté en cas de pluies abondantes futures et persistantes ?

Le chantier I3F, qui a connu tant de déboires – et qui est loin d’être terminé – et les récentes inondations ne sont-ils pas suffisants ?

Jean-Marc Jancovici, en conférence le 18 octobre dernier aux Ulis, a rappelé que ce phénomène allait s’intensifier (source).

Gérald Darmanin, à l’époque ministre de l’Intérieur, s’était même saisi du sujet : « Le phénomène de retrait-gonflement des argiles, conséquence directe du dérèglement climatique, touche plus de 11 millions de maisons et près de 50% de nos concitoyens. Nous devons agir pour mieux l’anticiper et protéger nos concitoyens. »

« 11 millions de maisons et près de 50% de nos concitoyens » a déclaré M. Darmanin.

Nous compléterons : « et 100% du centre-ville orcéen. »