Un arbre de grande taille a été conservé au milieu des travaux du centre-ville, mais les fondations en béton semblent avoir été réalisées à très faible distance de son tronc.
Au vu des observations de terrain, une partie importante de sa zone racinaire pourrait avoir été impactée.
Or, la survie d’un arbre ne dépend pas uniquement de son tronc : la majorité de ses racines s’étendent bien au-delà de celui-ci.
Des terrassements ou des fondations trop proches peuvent entraîner un dépérissement progressif, voire une perte de stabilité plusieurs années après les travaux.
Les bonnes pratiques recommandent de préserver une véritable zone de protection autour des arbres pendant les chantiers.
Ce type de situation s’est déjà produit lors du chantier de la résidence des Huit Arpents, où plusieurs cèdres étaient menacés. À la demande de plusieurs associations, dont l’ASEOR, des mesures de protection avaient été mises en place. Elles se sont toutefois révélées insuffisantes, puisque plusieurs cèdres n’ont malheureusement pas survécu.
Nous demandons donc que les mesures de protection mises en œuvre sur ce chantier soient rendues publiques et vérifiées, et que le patrimoine arboré d’Orsay soit pris en compte dès la conception des projets, conformément aux recommandations de protection des arbres et aux dispositions prévues par le PLU.
