Pourquoi les mesures préventives luttant contre les inondations ne sont-elles pas considérées comme une opération d’intérêt national ?

Une opération d’intérêt national (OIN) désigne en France une opération d’urbanisme soumise à un régime juridique particulier du fait de son intérêt majeur. L’État y maîtrise la politique d’urbanisme. L’OIN de Paris-Saclay a été actée le 6 mars 2006 par le Comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires (CIACT). Son aménagement est assuré par l’Etablissement Public d’Aménagement Paris-Saclay (EPAPS), devenu EPA Paris-Saclay en 2014.

Comme nous l’avons écrit dans notre précédente brève (Inondations : des solutions avaient été proposées en 2009 !), l’ASEOR et les associations ARDY (association des riverains de l’Yvette) et ARNAO avaient proposé, en 2009, des solutions pour éviter de nouveaux sinistres liés aux inondations (élargissement du lit permettant un plus grand débit au niveau des terrains de sport, nouveaux bassins de rétentions à Saint-Rémy, désencombrement de la rivière…) en concertation avec les Syndicats de l’eau.

Fin de non-recevoir de la part de l’Etat.

Pourquoi le bétonnage du plateau de Saclay, qui a eu un impact sur les inondations par l’artificialisation des sols et les déviations de sources souterraines, est-il considéré comme une opération d’intérêt national, et pas des mesures préventives luttant contre les inondations ? L’Etat ne devrait-il pas s’expliquer auprès des sinistrés ? Il serait temps de réparer et d’arrêter les erreurs du passé ! Arrêtons cet urbanisme incontrôlé.