Les arbres, les parcs, les jardins ou encore les toitures végétalisées ne rendent pas seulement la ville plus agréable : ils protègent aussi la santé. C’est ce que confirme une étude de l’Inserm consacrée à la mortalité liée aux fortes chaleurs à Paris.

En analysant les décès survenus pendant les étés entre 2008 et 2017, les chercheurs ont observé que les quartiers les plus végétalisés sont aussi ceux où les habitants résistent le mieux aux épisodes de chaleur. À l’inverse, les secteurs les plus minéralisés et densément bâtis, notamment dans le centre de la capitale, apparaissent plus vulnérables.

L’étude montre également que la présence de nature en ville joue un rôle déterminant, parfois davantage que le niveau de revenus des habitants. Les espaces verts contribuent à rafraîchir l’environnement, mais aussi à améliorer la qualité de l’air et le bien-être général.

Selon les chercheurs, si tous les arrondissements parisiens atteignaient le niveau de végétalisation des quartiers les plus verts, la mortalité liée à la chaleur pourrait être réduite d’environ un tiers.

À l’heure où les canicules deviennent plus fréquentes et plus intenses, ce travail rappelle une évidence souvent oubliée : la nature en ville n’est pas un luxe, mais une nécessité.

À bon entendeur.