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Une communication affirmant qu’Orsay est la « 1ère ville d’Île-de-France et du département où il fait bon vivre », selon un classement annuel du JDD des « Villes et villages où il fait bon vivre », est récemment sortie.

Orsay étant la 4ᵉ ville essonnienne la plus cambriolée en 2023 (et la 1ʳᵉ en 2022), cela nous a mis la puce à l’oreille ! D’autant plus que ce classement place Biarritz, une ville durement touchée par la crise du logement, en tête du palmarès national… ou encore Bures-sur-Yvette 414e, juste derrière… Grigny (413e) !

Dans un article de Télérama (source), nous apprenons grâce à Matthieu Adam, chercheur au CNRS, que :

  • Derrière ce classement se « cache » une association fondée par un communicant, conseiller d’un ancien Président de la République.
  • Cette association propose aux 500 premières communes d’utiliser son label « Villes et villages où il fait bon vivre » contre 600 € pour les plus petites villes et 5 000 € pour les plus grandes : c’est un produit d’appel.
  • Les municipalités peuvent acheter un diagnostic complet pour leur commune au prix de 6 600 € HT, soit 7 920 € TTC pour une ville comptant entre 10 000 et 19 000 habitants (source). Nous ne savons cependant pas si notre commune y a eu recours.
  • Les données publiques des communes sont analysées selon des critères attribuant plus ou moins de points. Ils correspondent aux attentes d’une partie spécifique de la population : les ménages aisés et mobiles. Une commune gagne des points lorsque le prix du mètre carré y augmente et en perd lorsque les impôts locaux sont élevés.
  • Aucune recherche n’a démontré l’efficacité de ce classement : les premiers critères de choix d’un lieu de vie restent la possibilité de trouver un travail et les relations personnelles.

Matthieu Adam conclut : « Cet outil est surtout destiné aux investisseurs ! »